Pourquoi les joailliers deviennent-ils éco-friendly ?

15 mai 2018 - Aucun commentaire

Les temps changent, les tendances évoluent et les mœurs également. Ainsi la question environnementale a pris de l’ampleur dans le mode de vie de chacun depuis déjà plusieurs années.

Longtemps restée dans le silence à ce sujet, l’industrie de la joaillerie prend enfin parti. En pleine effervescence et la demande grandissante, elle comprend désormais qu’elle ne peut avoir une image ternie par la pollution, les guerres et des travailleurs en danger qu’engendre la production joaillière. S’ajoute à cela la curiosité croissante des consommateurs qui posent de plus en plus de questions et qui réclament une transparence totale.

De petits bijoux pour de gros impacts

Produire un simple bijou que ce soit une bague, un collier ou même un bracelet relève d’un long processus méticuleux qui s’avère souvent être très polluant et dangereux.

« Une bague en or génère 20 tonnes de déchets miniers contenant du mercure et du cyanure, finalement rejetés dans l’eau » explique la créatrice américaine Monique Péan.

L’or est ainsi un des métaux les plus utilisés par les créateurs de bijoux mais c’est également l’une des principales causes de pollutions des eaux. Le glamour de l’or raffiné est bien loin derrière lorsqu’il s’agit d’orpaillage illégal. Les conditions de travail y sont abominables et l’impact sur l’environnement est très néfaste.

C’est pour cela que de nombreuses ONG et marques de bijoux ont enfin décidé de se résoudre ces problèmes.

Ainsi certaines entreprises ont opté pour un or certifié Fairmined, issu de mines artisanales et respectant les exigences de développement durable. Ce label aide les communautés minières sur le plan organisationnel, commercial et légal. Cela leur permet ainsi une amélioration des conditions de travail tout d’abord en interdisant aux enfants de travailler mais également en ayant une parité salariale homme/femme.

Pierres précieuses, mais dangereuses

Avec le scandale qu’a provoqué le film “Blue Diamond” sur l’utilisation de l’argent provenant de l’extraction de pierres précieuses, le label “conflict free” a pris tout son sens.

C’est le cas des diamants qui se retrouvent certifiés par le processus de Kimberley, garantissant alors leur origine. Certains créateurs encore plus sceptiques sur ce projets, se tournent alors vers des diamants créés par l’homme. Ils représentent beaucoup moins de dangers pour l’environnement et coûtent également moins chers.

Cependant on ne peut s’approvisionner uniquement de diamants artificiels sans priver les travailleurs dans les mines de leurs moyens de subsistances.

L’enjeu des créateurs de bijoux est donc de trouver un équilibre à la fois social et environnemental pour leurs pièces. Le produit final est précieux et luxueux mais les clients s’intéressent davantage sur la provenance et les moyens de fabrication de ces bijoux.

Ces derniers sont de plus en plus certifiés par des labels tels le Responsible Jewelry Council (RJC) permettant d’assurer un bon et respectueux fonctionnement de la chaîne de production. De la mine jusqu’aux vitrines, les créateurs deviennent des acteurs importants face au développement durable.

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A propos de l'auteur

Rémy

Editeur Web indépendant, webmaster chez l'annonceur et en agence, j'ai touché à de nombreux aspects liés au monde en ligne, notamment marketing. Je partage ici quelques expériences et conseils en rapport avec le monde digital... ou pas !

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