Les médicaments seront-ils bientôt imprimés en 3D ?

2 novembre 2017 - Aucun commentaire

Le domaine de la médecine ne cesse d’évoluer. Alors que les robots commencent à s’inviter dans les opérations chirurgicales, une équipe de scientifiques de l’université du Michigan aux États-Unis testent des médicaments imprimés en 3D.

Cela fait deux ans que les chercheurs planchent sur une technologie novatrice de fabrication de médicaments qui s’inspire directement de l’impression 3D du secteur électronique. Les avantages pour les pharmacies, les médecins et les patients seraient innombrables.

Comment ça marche ?

VOXEL 8

La technique de l’impression 3D des médicaments fonctionne comme suit : les molécules actives du remède sont chauffées, jusqu’à ce qu’elles soient complètement évaporées. La vapeur de ces molécules est ensuite mélangée à un gaz inerte de type diazote. L’association molécule + gaz est ensuite passée dans un tube très étroit pour donner lieu à un film cristallin très fin. Après des années de recherche, les scientifiques de l’université du Michigan sont parvenus à contrôler la précision de fabrication du film pendant l’impression des pilules ou des comprimés.

Des médicaments personnalisés

Max Shtein,

Pour Max Shtein, membre de l’équipe de chercheurs à l’origine du projet, cette technique innovante regorgerait de nombreux avantages aussi bien pour l’industrie pharmaceutique que pour les malades. L’impression en 3D des médicaments contribuerait en effet à booster l’efficacité des comprimés et pilules en les rendant plus poreux et donc facilement plus solubles dans l’eau. Elle permettrait également d’élaborer des remèdes personnalisés en associant les composants en fonction des besoins spécifiques de chaque personne à traiter.

Les recherches continuent

Bien que peaufinée depuis 2015, la technique de l’impression en 3D des médicaments n’est pas encore totalement au point. Et ce, malgré le fait que des chercheurs de l’université de Singapour ont réussi à mettre au point une version améliorée de la technologie. Ils sont en effet parvenus à développer une machine capable d’imprimer un comprimé à partir de plusieurs substances actives. À noter que jusqu’à maintenant, l’utilisation de cette technique n’est autorisée que pour la fabrication de Spritam ou Lévétiracetam.

Spritam

Les recherches continuent cependant pour que cette technologie innovante puisse progresser plus rapidement et permettre ainsi une grande avancée dans le secteur pharmaceutique.

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Elyes

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